Conservatoire du Pays Basque – Maurice Ravel & Orchestre Symphonique du Pays Basque

Sertir l’ineffable

ta voix 

je l’entends

ta voix

je l’entends

parmi les feuilles qui toujours soufflent

l’oubli de ce rêve aux pas perdus

parmi les feuilles qui toujours soufflent

l’oubli de ce rêve aux pas perdus

dans la lumière entrebâillée d’orange et bleu laissant passer

un espoir d’attente une cour de nuit un retour

dans la lumière entrebâillée d’orange et bleu laissant passer

l’oubli de ce rêve aux pas perdus

parmi les feuilles qui toujours soufflent

je l’entends

ta voix

je l’entends

parmi les feuilles qui toujours soufflent

l’oubli de ce rêve aux pas perdus

dans la lumière entrebâillée d’orange et bleu laissant passer

un espoir d’attente une cour de nuit un retour

à l’amer des mots perpétuelle mer que l’on a maudite

et qui à présent entoure toutes les marches les heures les étages

des années restées sous clef entre des murs de silences parfois en soi murmurés

pour soi proférés en un cri englouti sous les eaux de nos yeux dans le vague

mouvement une toile d’or et d’azur profond retrouvée en haut de ces marches d’heures perdues

de ces étages en années trouées de rêves feuillage jamais oublié le souffle de ta voix je l’entends attendre.

 

Texte transmis par Benjamin, texte qui « prend racine dans la structure de la pièce Sertir l’ineffable ».