Concert des familles : Transe en danse

samedi 15 décembre 2018 à 20h30 Auditorium Henri Grenet, Cité des Arts - Bayonne
dimanche 16 décembre 2018 à 17h Auditorium Henri Grenet, Cité des Arts - Bayonne

Tarifs

Billetterie en ligne clôturée – Possibilité d’acheter vos billets samedi 15 décembre ou dimanche 16 décembre à l’Auditorium Henri Grenet, dans la limite des places disponibles. Ouverture de la billetterie 45 min avant le début des concerts.

  • Plein : 15€ 
  • Groupe (à partir de 10 personnes minimum) et étudiants (+ 22 ans) : 10€ par personne, paiement porté par une structure type association, CE, etc.
  • Moins de 22 ans et élèves CRR (hors pratiques amateurs) : gratuit
  • Formule Piccolo : 20€ (2 adultes + 1 élève du CRR) sur présentation d’un justificatif
  • Abonnés Impro : 10€ (sur présentation de la carte Abonnés Impro)

 

En quelques mots

Varié et coloré, ce concert-spectacle associe musique vocale (religieuse et profane), musique instrumentale et danse. Mettant à l’honneur des œuvres d’époques et de styles divers, il est une invitation à voyager, tant dans l’espace que dans le temps, de l’Italie baroque aux danses latines, américaines ou viennoises en passant par la création contemporaine, chorégraphique et musicale.

Avec :

  • l’ensemble vocal de l’OSPB / Marie-Claire Delay (soprano),
  • l’ensemble baroque (flûtes à bec : Marie-Laure Besson et Natacha Latrille / viole de gambe : Flore Seube / clavecin : Deni-Armonia Meyer)
  • l’ensemble accordes.com (clarinette : Thierry Leroy / violon : Marina Beheretche / Alto : Sandrine Guédras / violoncelle : Emmanuelle Bacquet / contrebasse : Marin Béa / piano : Vincent Planès)
  • le collectif Eflirkoa (chorégraphie et interprétation : Flora Bougues / musique et installation électroacoustique : Eric Lenormand / avec la participation de Laetitia Cheverry et Magali Praud.

Chef de chœur  : Laëtitia Casabianca

Programme

 

Né en Bohême, Zelenka (1679-1745) est considéré comme le plus important compositeur tchèque de la période baroque. Installé définitivement à Dresde à partir de 1719, il côtoie occasionnellement Jean-Sébastien Bach lorsque celui-ci y est de passage. Le maître allemand, de six ans son cadet, lui voue une grande admiration. Zelenka compose intensément pour la Chapelle catholique de la Cour de Dresde. Achevé en 1738, le Miserere en ut mineur compte parmi ses œuvres maîtresses. Cette œuvre met en musique le texte latin du psaume 51 tiré de l’Ancien Testament : dans ce psaume de pénitence, le croyant implore le pardon de Dieu. « Ô Dieu ! Aie pitié de moi dans ta bonté ; selon ta grande miséricorde, efface mes transgressions… ». Destiné à un ensemble de quatre voix mixtes avec soprano solo, deux hautbois, cordes et basse continue, il sera interprété, lors de ce concert, dans une adaptation réalisée par Sandrine Guédras.

Compositeur italien de la fin de la Renaissance et du début de la période baroque, Giovanni Giacomo Gastoldi (1555-1609) s’est illustré dans des genres musicaux variés : madrigaux, musique instrumentale, musique religieuse. Mais, c’est à  son recueil de Balletti a cinque voci « per cantare, sonare et ballare » qu’il doit sa notoriété. Ecrit pour les spectacles de danse de la cour de Mantoue où il travaille comme maître de Chapelle au service des Gonzague, et publié à Venise en 1591, ce recueil rencontre un succès immédiat qui lui valut non moins de trente rééditions ! Il exercera une influence décisive sur de nombreux compositeurs parmi lesquels Monteverdi (Scherzi Musicali). Cinq des madrigaux qu’il comporte seront interprétés lors de ce concert.

Violoniste et compositeur italien établi à Venise, Dario Castello (1590-1630) a contribué à l’élaboration de la sonate, comme genre purement instrumental. Il est l’auteur de deux recueils de Sonates Concertantes in stile moderno. Publiés à Venise en 1621 et 1629, ils eurent un impact considérable en Italie et connurent plusieurs rééditions successives. Tirée du deuxième livre, la Sonate n°3 est bâtie sur la succession de sections contrastées : des épisodes au tempo vif et au caractère brillant et virtuose alternent avec des sections lentes, au ton plus intime. De la même façon, les deux flûtes solistes jouent tantôt unies à la tierce, tantôt dialoguent, en imitations.

Violoniste et compositeur italien, maître de chapelle à Modène puis à Parme, Marco Uccelini (1603-1680) a écrit sept recueils de pièces instrumentales s’adressant à des effectifs variés.  Tirée du recueil op.3 publié à Venise en 1642, l’Aria Sopra la Bergamasca pour deux voix et basse continue est  l’une de ses pièces les plus connues. Elle se distingue par son ton dynamique et entraînant, son écriture virtuose.

Le Collectif Eflirkoa est né en 2016 au Pays Basque à l’initiative de la danseuse et chorégraphe Flora Bougues et du saxophoniste Eric Lenormand. Son objectif est de croiser musiques et danses contemporaines. Variations d’Eflirkoa (ou Théorèmes du Xipiron) est une évolution de la première pièce du Collectif (Eflirkoa, créée en 2016) et un clin d’œil à Suite pour Espaces Urbains, donnée en  2017, autour de l’œuvre de J.S Bach, pour trois danseuses, un saxophoniste et une installation électroacoustique. Pour ces Variations, Flora Bougues et Eric Lenormand partagent la scène avec Laetitia Cheverry et Magali Praud. En préambule, la ligne mélodique de l’Allemande de la deuxième Partita de J.S Bach pour violon seul (interprétée ici, au saxophone soprano) accompagne le mouvement dansé. Ensuite, s’enchaînent deux tableaux originaux: le premier questionne le souffle et la respiration et le second explore la répétition minimaliste. Sur scène, les cellules chorégraphiques et musicales virevoltent, se répètent, s’additionnent et se transforment.

Enfin, pour clôturer le concert, l’ensemble Accordes.com reste dans la thématique de la danse et convie le public à un périple musical à travers les styles et les pays : Tango, Valse viennoise, Charleston, Paso-Doble, Polka et…Zortziko.

Julie Charles, professeur de culture musicale